Le chômage enregistré a augmenté de 19 517 personnes en Espagne en juillet 2026, pour atteindre un total de 2 311 499 demandeurs d’emploi, mais l’Andalousie a fait figure de grande exception : elle a compté 9 661 chômeurs de moins, soit 1,8 % de moins, la plus forte baisse de toutes les communautés autonomes. Pour qui achète ou investit sur la Costa del Sol, ce contraste en dit plus que le titre national, car l’emploi local est ce qui soutient la demande de logements, l’accès au crédit immobilier et l’occupation des biens en location.
Que disent réellement les chiffres du chômage de juillet 2026 ?
Une hausse du chômage en juillet n’est pas, en soi, une mauvaise nouvelle : c’est le schéma habituel de ce mois, lorsque l’année scolaire se termine et que des contrats liés à l’éducation et à certaines industries prennent fin. Ce qui compte, c’est la comparaison. Malgré la hausse mensuelle, le chiffre est le plus bas pour un mois de juillet depuis 2007 et, sur douze mois, le chômage a reculé de 93 107 personnes.
- Chômage total : 2 311 499 personnes, le chiffre le plus bas pour un mois de juillet depuis 2007.
- Variation mensuelle : 19 517 chômeurs de plus, soit une hausse de 0,85 %.
- Variation annuelle : 93 107 chômeurs de moins, soit une baisse de 3,87 %.
- Moins de 25 ans : 159 562 chômeurs, minimum historique de la série.
- Contrats signés dans le mois : 1 587 141, dont 617 211 à durée indéterminée, soit 38,89 % du total.
Pourquoi le chômage baisse-t-il en Andalousie et augmente-t-il en Catalogne, à Valence et à Madrid ?
Le calendrier explique une bonne partie de la carte. Dans les communautés où pèsent davantage l’emploi dans l’éducation et l’industrie, juillet est le mois où les contrats prennent fin. Sur le littoral andalou, c’est l’inverse : c’est le mois où la haute saison bat son plein et où l’hôtellerie-restauration, le commerce et les services touristiques absorbent de la main-d’œuvre. Málaga et sa bande côtière concentrent une part très importante de cet emploi.
| Communauté | Variation en juillet | Variation % |
|---|---|---|
| Andalousie | -9 661 | -1,80 % |
| Estrémadure | -767 | -1,27 % |
| Cantabrie | -250 | -0,94 % |
| Madrid | 3 822 | 1,42 % |
| Communauté valencienne | 7 021 | 2,49 % |
| Catalogne | 7 705 | 2,51 % |
| Espagne (total) | 19 517 | 0,85 % |
Il convient toutefois de nuancer : une bonne partie de l’emploi créé par l’été andalou est temporaire et disparaîtra à l’automne. Mais la baisse interannuelle de 93 107 chômeurs pour l’ensemble de l’Espagne ne s’explique pas par la saisonnalité, pas plus que le chômage des jeunes à son minimum historique.
Comment l’emploi influence-t-il le prix des logements sur la Costa del Sol ?
Le marché de la Costa del Sol fonctionne avec deux moteurs qui ne réagissent pas aux mêmes stimulus. L’acheteur international, qui achète en grande partie sans prêt hypothécaire espagnol, fixe le prix à Marbella, Benahavís ou Estepona et dépend davantage du taux de change et de l’économie de son pays d’origine que du chômage espagnol. L’acheteur national et local, en revanche, dépend bien de l’emploi et du financement, et c’est lui qui soutient le volume de transactions à Mijas, Fuengirola, Benalmádena, Torremolinos ou dans la ville de Málaga elle-même.
| Commune | Prix médian | Prix au m2 | Offre active |
|---|---|---|---|
| Marbella | 950 000 € | 5 847 €/m2 | 2 209 |
| Estepona | 649 000 € | 4 625 €/m2 | 1 438 |
| Fuengirola | 578 000 € | 5 391 €/m2 | 701 |
| Benalmádena | 599 000 € | 4 437 €/m2 | 409 |
| Mijas | 539 999 € | 4 163 €/m2 | 1 237 |
| Torremolinos | 495 000 € | 4 412 €/m2 | 159 |
| Costa del Sol (ensemble) | 650 000 € | 4 625 €/m2 | 8 796 |
Chiffres issus de notre rapport de marché de la Costa del Sol, actualisé en août 2026 sur 8 796 propriétés en vente. La lecture est simple : un marché du travail andalou qui tient bon protège surtout la tranche intermédiaire des prix, celle qui va de 400 000 à 700 000 euros, tandis que le segment haut reste dicté par la demande étrangère.
Contrats à durée indéterminée et prêts immobiliers : la donnée que la banque regarde vraiment
Sur les 1 587 141 contrats enregistrés en juillet, 617 211 étaient à durée indéterminée, soit 1,19 % de plus qu’un an auparavant, tandis que les contrats temporaires ont reculé de 0,93 %. Ce changement de composition compte davantage pour le marché immobilier que le titre sur le chômage, car la stabilité contractuelle est précisément ce qu’une banque espagnole évalue avant d’accorder un prêt immobilier.
Pour un acheteur résident, avoir passé la période d’essai avec un contrat à durée indéterminée fait souvent la différence entre financer 80 % de la valeur d’estimation et essuyer un refus. Pour un acheteur non résident, les règles sont autres : le financement habituel se situe entre 60 % et 70 %, et ce que l’on justifie, ce sont les revenus et le patrimoine dans le pays d’origine, non les statistiques espagnoles de l’emploi.
La construction a été le secteur en plus forte hausse : mauvais signal pour le neuf ?
En juillet, la construction a compté 2 433 chômeurs de plus, soit 1,53 %, et a été le secteur qui a le plus progressé en termes relatifs, devant les services, l’industrie et l’agriculture. Il faut le lire avec mesure : il s’agit d’une petite variation sur une base réduite et à l’échelle nationale, qui ne décrit pas ce qui se passe sur un marché précis comme celui de la province de Málaga.
Si vous achetez sur plan, la donnée pertinente n’est pas la statistique mensuelle mais ce qui figure dans votre contrat : date de livraison convenue, garantie bancaire des sommes versées à valoir sur le prix et garanties du promoteur. C’est cela qui vous protège si un projet prend du retard, quelle que soit l’évolution de l’emploi du secteur.
Ce que tout cela signifie pour un acheteur ou un investisseur
Le message de juillet pour la Costa del Sol est un message de stabilité, ni d’euphorie ni d’alarme. L’Andalousie enchaîne le meilleur comportement du pays lors d’un mois traditionnellement mauvais, le chômage annuel recule et l’emploi stable gagne du poids. Sur un marché où le prix médian tourne autour de 650 000 euros et où l’offre active dépasse 8 700 propriétés, ce contexte favorise des décisions sereines : comparer les zones, négocier avec des données et ne pas acheter dans la précipitation.
Si vous envisagez d’acheter, de vendre ou d’investir sur la Costa del Sol, chez EVS PROPERTY GROUP nous travaillons avec des données actualisées sur le prix médian et le prix au mètre carré dans chaque commune. Exposez-nous votre situation et nous vous dirons, chiffres à l’appui, quelle zone correspond à votre budget et à votre objectif de rentabilité.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il de chômeurs en Espagne en juillet 2026 ?
En juillet 2026, l’Espagne comptait 2 311 499 chômeurs enregistrés, après une hausse de 19 517 personnes par rapport à juin. C’est le chiffre le plus bas pour un mois de juillet depuis 2007, avec 93 107 chômeurs de moins qu’un an auparavant.
De combien le chômage a-t-il baissé en Andalousie en juillet 2026 ?
L’Andalousie a enregistré 9 661 chômeurs de moins, soit une baisse de 1,8 %, la plus importante de toutes les communautés autonomes ce mois-là. Cet élan provient en grande partie de la haute saison touristique sur le littoral, avec Málaga et la Costa del Sol comme principaux foyers.
Le chômage influe-t-il sur le prix des logements sur la Costa del Sol ?
Il influe de manière inégale. Dans les segments haut de gamme de Marbella ou de Benahavís, le prix est fixé par la demande internationale, peu sensible à l’emploi espagnol. Dans la tranche intermédiaire de Mijas, Fuengirola ou Torremolinos, où achète le résident avec un prêt immobilier, l’emploi et le crédit influencent bien le volume de transactions et la marge de négociation.
Ai-je besoin d’un contrat à durée indéterminée pour obtenir un prêt immobilier en Espagne ?
Ce n’est pas une exigence légale, mais dans la pratique les banques espagnoles accordent de meilleures conditions à ceux qui justifient d’une stabilité professionnelle, et le contrat à durée indéterminée, période d’essai passée, est le moyen le plus courant de la démontrer. Les acheteurs non résidents sont évalués selon d’autres critères : revenus et patrimoine dans leur pays, avec un financement habituel de 60 % à 70 %.
Est-ce le bon moment pour acheter sur la Costa del Sol en 2026 ?
Le contexte de l’emploi est favorable et l’offre est large, avec près de 8 800 propriétés actives et un prix médian autour de 650 000 euros. La réponse dépend davantage de la zone et de l’objectif précis que du cycle : un même budget achète des réalités très différentes à Marbella, Estepona ou Mijas, et il convient de comparer avant de décider.
Et maintenant ? Le plus utile après cette lecture, c’est de regarder le marché réel : parcourez les biens par ville ou dites-nous sur WhatsApp ce que vous cherchez — secteur, budget, délais — et nous vous préparons une sélection sur mesure, sans engagement.
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